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Fiscalité des intérêts d’emprunt immobilier

mardi 29 mai 2007

Les intérêts des prêts immobiliers pour l’acquisition d’un résidence principale feront-ils l’objet d’un crédit d’impôt ou d’une déduction du revenu imposable ?

C’est une cacophonie gouvernementale qui prévaut pour le moment quand Éric Woerth, ministre du Budget, évoque dans un entretien au journal Les Echos un "crédit d’impôt" pour les biens acquis à partir du 6 mai 2007 :
Je souhaite un dispositif large, pour inciter les Français à devenir propriétaires de leur logement. Les intérêts des emprunts immobiliers pourront être déduits des revenus, à hauteur de 20 %, ce qui correspond au taux d’imposition moyen des ménages. Il s’agira d’un crédit d’impôt limité dans le temps, qui aboutira à des réductions d’impôt significatives. Elle sera applicable aux résidences principales, dont l’acte authentique de vente a été signé après le 6 mai 2007, jour de l’élection du président de la République. Cela signifie que la réforme touchera de nombreuses promesses de vente signées avant cette date.
alors que le président de la République en réunion républicaine électorale annonce une déduction du revenu imposable pour tous les emprunts immobiliers en cours :
La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours.

On croira volontiers notre nouveau président de la République quand il s’oppose à la pensée unique, on pourrait même dire qu’il s’oppose au discours unique, son gouvernement et lui-même en faisant ici la démonstration.

Il est vrai que l’on ne regarde pas à la dépense puisque notre ministre du Budget envisage de faire une pause dans la baisse des déficits, et se maintenir au niveau de 2006 si c’est le prix à payer pour un véritable choc de relance fiscale.

A moins qu’à en croire le président, il faille
Réduire notre dépense, notre déficit et notre endettement, c’est faire le choix de la vérité contre le mensonge.

La sagesse voudra qu’on attende pour en savoir davantage sur la fiscalité des emprunts immobiliers pour les accédants à la propriété.