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Les résultats 2008 du Bac Baccalauréat en ligne

vendredi 4 juillet 2008

Les résultats 2008 du Bac Baccalauréat sont en ligne.

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Le baccalauréat 2008

Le baccalauréat fête cette année ses deux cents ans d’existence. Le décret impérial du 17 mars 1808 organise l’Université, assure le contrôle et le monopole de l’État sur l’enseignement public, son corps enseignant et ses grades qui sont au nombre de trois : le baccalauréat, la licence et le doctorat.

En 2008, on comptera autour de 500 000 bacheliers contre seulement 31 lors de la première session. Au-delà de l’ampleur des progrès de la scolarisation et de l’élévation des niveaux de formation ainsi révélés, un tel changement d’échelle signifie aussi que le baccalauréat ne peut aujourd’hui avoir le même sens qu’en 1808.

Durant l’essentiel du 19ème siècle ainsi qu’au début du 20ème siècle, le baccalauréat fut décerné à la minorité d’enfants qui pouvaient suivre un enseignement secondaire payant. Si le 20ème siècle est celui d’un formidable développement quantitatif du baccalauréat, le 19ème siècle a été marqué par de multiples réformes qualitatives, visant à son élargissement et à sa diversification.

Certification d’une culture classique et littéraire comprenant le maniement de la rhétorique et des langues anciennes, le baccalauréat se modernisa progressivement et s’ouvrit à d’autres disciplines comme les sciences et les langues vivantes. Il s’ouvrit également aux filles, lorsque Julie-Victoire Daubié devint, en 1861, la première bachelière, à l’âge de 37 ans. Rendue possible par la gratuité des études, à partir des années 1930, l’ouverture sociale de l’enseignement secondaire et du baccalauréat intervint véritablement pendant les années 1960, avec l’admission au collège de tous les enfants, soumis à l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans.

La proportion de bacheliers est calculée, chaque année, en rapportant les effectifs de bacheliers à ceux de la génération correspondante, en âge de passer l’examen.

L’évolution sur longue période de la proportion de bacheliers parmi les jeunes générations montre l’ampleur des transformations qualitatives et quantitatives intervenues dans notre enseignement secondaire. Elle témoigne de l’extension et la diversification progressives du baccalauréat, maintenant obtenu par un peu plus de 60% des jeunes, contre à peine 1% il y a un siècle.

L’évolution reste lente et limitée tout au long du XIXème siècle, où le nombre de bacheliers reste constamment inférieur à 10 000, seuil qu’il ne franchira qu’au cours des années 1920, la proportion de jeunes bacheliers passant alors de 1 à 2%. Elle reste encore modérée, mais un peu plus forte au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : 30 000 lauréats vers 1950 (5% de bacheliers) puis 60 000 en 1960 (11%), date à partir de laquelle les choses vont s’accélérer.

L’allongement de la scolarité obligatoire à 16 ans, en 1959, précipite en quelques années l’accès de l’ensemble des jeunes à l’enseignement secondaire. Elle provoque au collège une véritable explosion scolaire qui trouvera à la fin des années 1960 un prolongement dans la session exceptionnelle du baccalauréat 1968 (170 000 bacheliers, soit 20% d’une génération), suivie l’année suivante par l’apparition du baccalauréat de l’enseignement technique.

La seconde accélération intervient à la fin des années 1980, où l’objectif ministériel d’amener 80% des jeunes au terme de l’enseignement secondaire conduit cette fois à un afflux massif d’élèves en lycées. Ce mouvement s’accompagne de la création d’un nouveau baccalauréat, le baccalauréat professionnel, qui offre des possibilités de poursuites d’études aux jeunes titulaires d’un CAP ou BEP. En l’espace d’une décennie, les évolutions sont à nouveau de grande ampleur. Après avoir franchi le chiffre de 200 000 en 1975 et de 250 000 en 1985, la hausse du nombre de bacheliers s’amplifie : on dépasse les 300 000 en 1998, les 400 000 en 1991 pour atteindre 500 000 en 1995. La proportion de bacheliers double en 10 ans pour passer de 30 à 63 % en 1995, date à partir de laquelle elle marque un palier très net et cesse de progresser, sauf ces dernières années où elle bénéficie de taux de réussite à l’examen jamais atteints.

Le 20ème siècle a ainsi vu la proportion de jeunes bacheliers passer de 1 à 60%, ce qui entraîne une élévation également considérable du niveau de formation de la population. Cette ouverture et cette démocratisation du baccalauréat, nécessaires pour répondre aux transformations économiques et aux besoins accrus de qualification, vont de pair avec sa diversification en filières et séries générales, technologiques ou professionnelles. Aujourd’hui le baccalauréat littéraire L, descendant du premier baccalauréat ès lettres de 1808, ne représente plus qu’un bachelier sur dix, et le bac général à peine plus d’un sur deux. Quant aux filles, longtemps absentes voire exclues des populations de bacheliers, elles y ont acquis la parité à la fin des années 1960 : elles ne l’ont plus perdue, au contraire, et sont maintenant majoritaires, plus particulièrement parmi les bacheliers généraux.

Quelques dates clés :

- 17 mars 1808 : décret impérial créant le baccalauréat, uniquement composé d’épreuves orales ;
- 1821 : création d’un baccalauréat ès sciences, complément du baccalauréat ès lettres ; le 19ème siècle restera cependant marqué par la prééminence de la filière littéraire, classique, où le latin marque la différence entre l’enseignement primaire et secondaire.
- 1830 : introduction de la première épreuve écrite
- 1853 : introduction d’une épreuve de langue vivante
- 1861 : Julie-Victoire Daubié devient la première bachelière à l’âge de 37 ans
- 1874 : le baccalauréat ès lettres est scindé en deux séries d’épreuves à passer à une année d’intervalle (origine des deux parties)
- 1890 : mise en place du système de notes de 0 à 20
- 1902 : réforme de l’enseignement secondaire scindé en 2 cycles ; à partir de la seconde, les élèves ont le choix entre 4 séries (A : latin-grec, B : latin, lettres, C : latin, sciences et D : sciences, langues) pour la 1ère partie du baccalauréat, puis 2 options (philosophie ou mathématiques élémentaires) pour la 2nde partie. Le grade de bachelier confère les mêmes droits quelle que soit la série
- 1953 : création de la série B - Technique et économique.
- 1963 : création d’un examen probatoire à la fin de la classe de première
- 1965 : suppression du probatoire qui reste exigible pour la session de 1965
- 1968 : création de nouvelles séries d’épreuves (A - Philosophie-lettres, B - Economique social, C - Mathématiques et sciences physiques, D - Mathématiques et sciences de la nature, E - Mathématiques et technique) et du baccalauréat technologique
- 1985 : objectif d’amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat en l’an 2000 et création du baccalauréat professionnel
- 1993 : création des nouvelles séries du baccalauréat général, ES (économique et social), L (littéraire), S (scientifique) et du baccalauréat technologique (les séries F, G, H sont remplacées par les séries STI, STL, SMS et STT).

Julie-Victoire Daubié voit le jour dans la maison dite des Commis de la Manufacture Royale de Bains-les-Bains (Vosges) où son père occupe les fonctions de comptable puis de caissier. Son grand-père paternel est greffier de justice et ancien négociant. Avec son essai, « La Femme pauvre au 19e siècle », elle remporte le premier prix du concours de l’Académie impériale de Lyon en 1859.

Le 31 août 1844, elle obtient le « certificat de capacité », brevet d’enseignante, obligatoire pour tous. Après avoir étudié le grec et le latin avec son frère abbé, elle présente sa candidature au baccalauréat à l’Université de Paris, candidature refusée au seul prétexte qu’elle est femme. Pourtant, aucun texte n’interdit aux femmes l’accès à l’Université. Après de multiples démarches, avec l’aide de François Barthélemy Arlès-Dufour, un saint-simonien et industriel lyonnais très influent dans les milieux académiques et à la cour impériale, et, forte de son succès au concours lyonnais de 1859, elle finit par obtenir son inscription à Lyon.

Le 16 août 1861, elle obtient le baccalauréat en totalisant six boules rouges, trois boules blanches, une boule noire. Ce système de boules était le moyen de vote des professeurs examinateurs. En ce temps-là, ils ne calculaient pas de moyenne. Une boule rouge signifiait un avis favorable, une boule blanche, une abstention, une noire, un avis défavorable. Mais elle attendra longtemps son diplôme. Prétendant qu’il « ridiculiserait le ministère de l’Instruction publique », le ministre, Gustave Rouland, refuse de le signer. Il faut une intervention pressante d’Arlès-Dufour auprès de l’entourage de l’impératrice Eugénie pour que l’ordre soit donné au ministre d’apposer sa signature au bas du diplôme.

L’essentiel du bac 2008

Les chiffres

- 615 625 candidats inscrits
- 482 939 élèves de 1ère inscrits aux épreuves anticipées
- 149 423 correcteurs et examinateurs
- 3 816 centres d’examen

La reconquête du mois de juin

Dans les établissements qui sont centres d’examen pour le baccalauréat, l’année scolaire s’arrête souvent dès la fin du mois de mai pour permettre l’organisation des épreuves. Afin de rendre le temps scolaire ainsi perdu aux élèves et aux enseignants, une nouvelle organisation des épreuves est expérimentée dans 15 départements (ceux des académies d’Amiens, Besançon, Dijon et Rouen ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse) et le calendrier des épreuves écrites est reporté d’une semaine.

L’expérimentation d’une nouvelle organisation

15 départements pilotes mettent en place une nouvelle organisation des épreuves du baccalauréat afin de maintenir le déroulement des cours durant la période du baccalauréat dans les établissements centres d’examens : mobilisation d’autres locaux, surveillance des examens confiée à des personnels non enseignants ou à des vacataires, revalorisation de la rémunération afférente à la correction des copies.

La langue des signes française

Les élèves des classes terminales (candidats malentendants ou non) des séries générales et de la série technologique « hôtellerie » peuvent présenter, cette année, pour la première fois, la langue des signes française (L.S.F.) comme épreuve facultative orale de langue. En 2008, 188 candidats se présentent à cette épreuve facultative qui sera proposée, l’année prochaine, à toutes les séries technologiques.
L’ouverture du baccalauréat professionnel à de nouvelles spécialités

Le baccalauréat professionnel présente treize nouvelles spécialités dont neuf rénovations et quatre créations : environnement nucléaire, ouvrages du bâtiment (option métallerie), technicien aérostructure, technicien du froid et du conditionnement de l’air.
La consultation gratuite des résultats sur www.education.gouv.fr : un site simple et direct

Dès le vendredi 4 juillet, les résultats du baccalauréat seront disponibles sur la page d’accueil du site internet du ministère de l’Éducation nationale. Une page dédiée sera accessible en seul clic, avec une carte de France qui donnera accès à tous les résultats.
La reconquête du mois de juin
L’expérimentation d’une nouvelle organisation

L’organisation des épreuves du baccalauréat conduit, notamment dans les lycées et les cités scolaires où sont organisées ces épreuves, à la diminution de la scolarité dès le début du mois de juin, voire la fin du mois de mai. Cette situation n’est satisfaisante ni pour les lycéens ni pour les enseignants, les premiers perdant un mois de scolarité, les seconds devant assurer la gestion des programmes, conçus sur dix mois, en seulement neuf mois.

Afin de rendre ce temps scolaire aux élèves et aux enseignants, quinze départements pilotes (les académies d’Amiens, Besançon, Dijon, Rouen, ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse) expérimentent, dès cette année, une nouvelle organisation des épreuves des baccalauréats général et technologique (le baccalauréat professionnel qui fait l’objet d’une nouvelle définition n’est pas concerné à ce stade par cette expérimentation). La poursuite des cours dans les établissements centres d’examen du baccalauréat est assurée pour les classes de seconde et de première. Dès lors, la correction des épreuves écrites et l’organisation des épreuves du baccalauréat deviennent des tâches supplémentaires pour les enseignants et pour les personnels de direction et administratifs qui sont mieux indemnisés.

Les solutions mises en place sont différentes pour chaque académie mais elles ont en commun les principes suivants :

* La surveillance physique des épreuves du baccalauréat est assurée, chaque fois que possible, par des personnels non enseignants ou des vacataires afin de permettre aux enseignants d’assurer leurs cours jusqu’à la fin de l’année. Les évaluations qui ont été réalisées dans deux académies ont démontré, en effet, que les enseignants consacrent l’équivalent horaire d’une semaine de travail aux seules tâches de surveillance au détriment de leur activité d’enseignement.
* La rémunération afférente à la correction des copies d’examen est substantiellement revalorisée et correspond au travail réellement fait en sus des heures de cours : elle fait plus que tripler, passant de 1,06 € ou 1,32 €, après abattement, à 5 € ; cette majoration permet de prendre en compte le fait que, pour les enseignants concernés, la correction de copies se cumule désormais avec la poursuite de l’activité d’enseignement et constitue donc une activité supplémentaire. À titre d’exemple, pour un professeur certifié, le montant retenu équivaut au versement d’une heure supplémentaire effective (HSE) pour environ 7 copies corrigées.
* Les indemnités servies aux personnels de direction, aux gestionnaires d’établissements, et à leurs collaborateurs, à l’occasion des opérations du baccalauréat dans les centres d’examen, sont majorées de 100 %.
* Les locaux d’examen sont choisis de la manière la plus astucieuse possible afin d’éviter de fermer les établissements et de permettre, chaque fois que possible, la poursuite des cours. Selon les académies, des solutions différentes peuvent être expérimentées, qu’il s’agisse de la répartition de l’organisation des épreuves dans l’ensemble des établissements publics et privés, de l’organisation des cours du lycée dans les collèges voisins ou encore, de l’organisation des examens en dehors des établissements scolaires si cela est nécessaire.

Ce sont ainsi près de 55 000 lycéens, soit 11 % des candidats aux baccalauréats général et technologique, qui sont concernés par l’expérimentation.


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