Le blog d’AdmiNet

Accueil > Billets > AAA fin de suspense, la note de la France est dégradée

AAA fin de suspense, la note de la France est dégradée

samedi 14 janvier 2012, par Le blog d’AdmiNet

La France a perdu son triple A, le fameux AAA, auprès de l’agence américaine Standard and Poor’s tandis que ses deux concurrents l’ont maintenu.

Cet évènement ou non-évènement selon les opinions posent plusieurs questions : A qui se fier ? Et alors ? Le gouvernement a-t-il mené la bonne politique ? Est-ce à des comptables de dicter la politique économique et budgétaire de la France ?

En fait, plusieurs sentiments contradictoires se mêlent à cette annonce, partagés que l’on peut être entre l’envie patriotique de défendre la France face à une intrusion de financiers américains dans sa politique et le fait de se dire que le gouvernement n’a quand même pas forcément mené une politique soucieuse de l’équilibre budgétaire avec tous les cadeaux fiscaux réalisés au profit des plus nantis.

En gros, oui la situation budgétaire de la France n’est pas bonne et est le fruit d’une politique fiscale calamiteuse, celle du bouclier fiscal, bouclier d’airain qui permet à ses bénéficiaires de ne pas pas être trop médusés par la redistribution.

Pour autant, ce n’est pas à la finance de dicter à la France sa politique. Ne faisons pas du AAA l’horizon de notre politique.

Pourquoi se rendre dépendant sinon par idéologie d’une note dont on peut se détacher ?

La France et l’Europe doivent se donner les moyens de se financer à moindre coût et de ne pas dépendre des mouvements spéculatifs.
Pour avoir une idée de la spéculation financière, les échanges marchands ne représente que 2 à 3 % de la masse monétaire, le reste étant des échanges financiers. La BCE doit prêter directement aux Etats pour les libérer d’une emprise des autres agents financiers, dont les banques, et faire passer la note des Etats au rang des souvenirs.

Bref, revenons dans le réel et reprenons le pouvoir monétaire et financier, ne l’abandonnons plus à ces Crésus de la finance qui sur la lancée qu’ils ont prise finiront un jour en Midas.