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Dans le Jardin des Mots

de Jacqueline de Romilly

jeudi 5 avril 2007, par Le blog d’AdmiNet

Présentation de l’éditeur

Chaque mois, depuis des années, Jacqueline de Romilly essaie de nous faire partager son amour de la langue française.

Ce qu’elle veut avant tout, c’est nous en donner le goût. C’est-à-dire qu’elle insiste plus sur les beautés de cette langue que sur les dangers qui la menacent.

À partir d’un mot qu’elle a choisi, elle cherche à en préciser le sens, la valeur correcte, l’étymologie, ainsi que l’évolution qui, en fonction des changements de la société, des découvertes scientifiques, ou des réflexions des écrivains, a chargé ces mots de nuances nouvelles. En somme, elle nous fait vivre le roman des mots.

Les langues, en effet, ne cessent de se transformer. S’il existe des inventions inutiles et pédantes, qui ne sont en réalité que des fautes portées par une mode souvent précaire, il existe aussi des changements qui reflètent notre histoire et notre pensée. Il est passionnant d’en suivre le cours.

Peu à peu les mots se chargent d’une riche complexité.

Réunies ici pour la première fois en un volume, ces promenades dans le jardin des mots nous permettent de contempler, en compagnie du meilleur guide que l’on puisse avoir, l’un des plus beaux paysages du monde, la langue française.
Jacqueline de Romilly est professeur de grec ancien. Elle a enseigné dans différents lycées, à la faculté de Lille, à l’Ecole normale supérieure, à la Sorbonne. Elle a été la première femme professeur au Collège de France, puis la première femme membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Elle a été élue à l’Académie française en 1988.

* Les premières lignes

Extrait de la préface d’André Giovanni :

Antoine de Saint-Exupéry, l’auteur de Terre des hommes, ne cessa jamais tout au long de sa vie de se poser cette question : « Que faut-il dire aux hommes ? »
Les écrivains, les journalistes, tous ceux qui par l’écrit ou par la parole s’adressent aux autres hommes, devraient s’interroger de la même façon. Le célèbre aviateur, disparu en mission de guerre en 1944, avait noté cette réflexion pathétique : « On ne peut plus vivre sans poésie, couleur, amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot et de la propagande. »
Journaliste et homme de presse depuis de longues années, je me suis toujours interrogé sur cette vocation. Créer, diriger une publication destinée au grand public est une responsabilité exaltante, mais redoutable.
C’est pourquoi je me suis toujours posé cette même question : « Que faut-il dire aux hommes ? »
Les contraintes qui s’imposent chaque jour dans nos métiers soulèvent d’autres interrogations :
« Comment leur dire ? Avec qui le dire ? »

J’ai toujours admiré Jacqueline de Romilly pour son engagement de professeur et son témoignage d’écrivain. Dans la préface de son livre Écrits sur l’enseignement, elle partage les inquiétudes de Saint-Exupéry : « Savoir réfléchir par soi-même et s’exprimer exactement, savoir éviter les duperies de la propagande et les malentendus avec autrui, savoir raisonner et prévoir, n’est-ce pas la suprême liberté ? Et la liberté des individus ne garantit-elle pas mieux toutes les libertés de l’État ? »
Lutter contre « la voix du robot et de la propagande », c’est son engagement, comme celui de Saint-Ex. Un engagement stimulant pour le courage et l’honneur de l’esprit.


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